à part être
Création dans le cadre du projet blanContact


WEB BlanContact

Danse, musique, objets en mouvement
Annick Pütz, Thierry Raymond


Pour cette édition 2018 du projet blanContact, la chorégraphie s’est alliée à l’objet. L’objet souligne un espace. Il suggère également des images, s’associant aux corps en mouvement. La danse se crée et s’organise autour des liens que tissent les personnes entre réel et imaginaire. Dans les glissements d’espace, apparaissent les gestes de chaque être à part.

Avec une grande sensibilité tant artistique qu’humaine, les chorégraphes Annick Pütz et Thierry Raymond font émerger des chorégraphies pour danseurs mobiles et à mobilité réduite. Le résultat est touchant et étonnant, l’énergie qui s’y dégage intime et prenante à la fois. Une aventure saisissante!

blanContact, c’est…

La danse vit et vibre à travers le langage corporel, à travers ses gestes et ses mouvements. Et si ce corps est restreint dans sa mobilité ? C’est ce qu’explore le projet blanContact depuis plus de dix ans, sur base d’ateliers de danse, d’instants rencontres devant public et de créations chorégraphiques sur scène, dont « à part être » est la quatrième.

Initié par le Mierscher Kulturhaus, le projet bénéficie depuis ses débuts du soutien et de la collaboration de la Fondation Kräizbierg, dont les résidents participent en tant que danseurs. Au fil des années, le projet a su fidéliser de nombreux autres partenaires, dont le Grand Théâtre de la Ville, qui coproduit le spectacle pour la deuxième fois. Depuis 2015, blanContact accueille également deux danseurs du collectif DADOFONIC de la ligue HMC.

La directrice du Mierscher Kulturhaus Karin Kremer revient sur les débuts du projet blanContact, il y a 10 ans.

Avec blanContact – comme avec d’autres projets qui me tiennent à cœur – je voulais prendre des chemins moins évidents, plus petits, moins classiques.

La culture et les arts restent un défi qui nous interpelle dans nos certitudes et dans nos compromis Dans ce sens, le projet blanContact brise certains tabous de notre société, pose les questions qui peuvent déranger, tout en essayant de retisser les liens sociaux, les liens qui donnent sens et qui incluent, au lieu de laisser se développer les exclusions. Il m’incombe de briser ces tabous, mais toujours de manière douce et avec un certain clin d’œil. C’est ce que j’avais en tête lorsque nous avons initié le projet blanContact en 2009. Que nous prenions l’art de la danse - même si une partie des danseurs n’a qu’une mobilité réduite, voir se trouve en chaise roulante - comme un outil d’émancipation personnelle et collective et comme un moteur pour retrouver la force et la conviction de dépasser et de transcender le quotidien dans l’imaginaire, de (re)devenir conscients de nos potentiels, en nous permettant d’aller à la rencontre de l’autre, dans sa différence et sa richesse. (Karin Kremer)

A partir de cette première expérience en 2009, le projet n’a jamais cessé d’évoluer et de se développer et la demande de continuer était constamment présente. Entre-temps, le projet blanContact fait intégralement partie de l’identité, de la philosophie et de l’esprit du Mierscher Kulturhaus.

Pour Claude Geimer, directeur de la Fondation Kräizbierg, l’important du projet réside dans la mise en avant de l’aspect artistique, avant celui du handicap physique. La collaboration entre les artistes valides et non-valides est un enrichissement précieux, et la performance sur scène un moment de partage unique avec le public.

De plus, l’impact de cette aventure sur le bien-être des personnes en situation de handicap fait effet de thérapie.

Les artistes en situation de handicap nous ont, à chaque fois, étonnés par leur capacité à dépasser leurs limites lors des répétions et des représentations sur scène. Leur force et détermination sont un exemple pour nous tous qui ne sommes pas confrontés aux mêmes obstacles de la vie courante.  L’engagement du Mierscher Kulturhaus, des chorégraphes, des artistes valides et non-valides à la réalisation du projet blanContact qui perdure depuis de nombreuses années, a permis de briser de multiples barrières, notamment celle de l’inconnu et de préjugés face au handicap. (Claude Geimer)

C’est Frank Soehnle, marionnettiste et fondateur du figuren theater tübingen, qui, cette année, rejoint à part être en tant qu’oeil externe pour la manipulation d’objets, un art qu’il a étudié à la Hochschule für Musik und Darsellende Kunst à Stuttgart.

Ma participation artistique au projet blanContact m’a ouvert des nouvelles dimensions. Les différents éléments se sont regroupés comme dans un puzzle. Tout à coup, une chose - qui semblait oubliée- s’est intégrée dans cette vision que représente le théâtre. Ce fut un plus, non pas un moins. Ceci m’a profondément touché et m’a immédiatement convaincu. (Frank Soehnle)

blanContact de 2009 à aujourd’hui
Quelques faits et chiffres

4 Créations sur scène

blanContact (mars 2009)
Artistes : Annick Pütz, Luisa Bevilacqua, Yuko Kominami, Cathy Richard, Serge Tonnar, Do Demuth

blanContact II danse entr’espace (juin, juillet 2011)

Artistes : Annick Pütz, Yuko Kominami, Serge Tonnar, Cathy Richard, Thierry Raymond

… Et le jour prend forme sous mon regard (février 2016)
Annick Pütz, Thierry Raymond, Nico Helminger, Giovanni Zazzera, Nicolas Billaux, Emilie Skrijelj, Aude Miller, Marie-Christiane Nishimwe, Trixi Weis 

à part être (avril, mai 2018)
Artistes : Annick Pütz, Thierry Raymond, Giovanni Zazzera, Nicolas Billaux, Florence Borgers, Frank Soehnle, Trixi Weis, Dagmar Weitze

Une centaine d’ateliers de danse

Une centaine d’ateliers de danse organisés avec des chorégraphes professionnels et réunissant des danseurs valides et à mobilité réduite ont eu lieu depuis 2009.

 

Instants Rencontres

4 représentations informelles devant public sur scène du Mierscher Kulturhaus (29.6.13, 15.12.13, 29.1.17, 25.6.17)

180 Participants

Au cours des dix dernières années, le projet a a accueilli une vingtaine d’artistes professionnels de tous les horizons et environ 180 danseurs valides et à mobilité réduite.

Documentaire vidéo

blanContact. Instant Danse. Instant Rencontre. (2014)

Réalisé par le vidéaste Nikos Welter

Récompenses
Lobende Anerkennung Stiftung Lebenshilfe : Mention d’honneur dans le cadre du Zukunftspreis 2012 octroyé par la Stiftung Lebenshilfe Trier

Info-Handicap : 1er Prix "Eng Gemeng fir Jiddereen" 2012 attribué à la Commune de Mersch grâce au projet blancontact

Informations pratiques

Au Mierscher Kulturhaus
Vendredi 20.04.18, 20:00 (Première)

Samedi 21.04.18, 20:00
Dimanche 22.04.18, 17:00

Au Grand Théâtre de la Ville de Luxembourg
Jeudi 03.05.18 20:00

Réservations
47 08 95 1(www.luxembourgticket.lu)
Tickets 20€ (réduit 8€)
Informations supplémentaires sur
www.kulturhaus.lu / www.theatres.lu

Contact presse
Peggy Kind: 26 32 43 1 / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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